Tiens il se calme avec les fiches ... Et bien non car je vais vous parler d'un phénomène assez intéressant, mais morbide, j'ai nommé le snuff movie.
  Alors avant de commencer, je ferais bien d'en donner une définition, alors le snuff est en gros un truc assez macabre dans le sens ou ce serait des gens qui se filment dans des courts métrages en train de tuer d'autres personnes, mais ce qui caractérise le snuff du reste, c'est que généralement les gens qui se filment dans de tels circonstances montrent clairement ce qu'ils font, ils torturent la personne jusqu'à la tuer et parfois vont même jusqu'à la violer alors qu'elle n'a plus de main, d'yeux ...
  Bref c'est ce qu'on appelle généralement de la violence gratuite commise par des malades mentaux. Mais ce qu'il faut savoir c'est qu'aucune preuve véritable existe concernant le snuff, c'est une sorte de grosse légende urbaine (comme la dame blanche si vous voulez XD, ou alors les vieux qui se réunissent et aspirent l'essence vitale des jeunes pour rajeunir... Non je confonds là...)...
  Donc PERSONNE n'a réellement vu un snuff, mais il y a quand même certaines choses qui nous poussent à y croire, voyons plutôt^^
  Bon déjà sachez que ce terme est apparu en 1970, donc en pleine période du cinéma violent, réaliste et irreverenscieux, d'ou parfois une demande de plus en plus pressante de voir de la violence ...

  La légende populaire (urbaine si vous préférez) veut que le snuff soit en fait un film circulant dans des cercles très fermés. En gros, un type fait un casting pour un porno avec énormement de d'argent à la clé pour les acteurs. Les acteurs (le plus souvent actrices d'ailleurs) viennent sur le plateau gentimment et là BAM !!! Ils se font attacher, torturer et tuer avec des sévices extrêmement violent, parfois même du viol... Bref de l'insoutenable, et ensuite la légende veut que de riches pervers paient chère ces cassettes afin de se rincer l'oeil...

Deux composantes sont essentielles dans le snuff movie : la mort et l’image.

  - La mort : elle doit être présentée comme étant réelle, mais il faut également qu’elle soit visible dans son déroulement. On doit voir « le mourant », autrement dit la victime sur le point de mourir, ou en train de mourir, et non la mort ayant déjà réalisé son œuvre. Autre aspect, la victime est consciente de sa mort.

  - L’image : la mort doit être filmée. Il ne s’agit pas de simples photos, il faut accentuer le réalisme par le mouvement et la durée. Le plan-séquence est généralement de mauvaise qualité et filmé par un cinéaste semi-professionnel (éclairage présent mais partiel et mauvais, cadrages instables mais ciblés, etc.).

  Quelques éléments laissent à penser que le snuff n'est QU'UNE légende :

  • le fait que les snuff movies soient systématiquement filmés dans de mauvaises conditions de cadrage, d'éclairage, etc. qui facilitent l'utilisation de trucages ;
  • le caractère particulièrement fantasmatique de ces snuff movies, qui allient des idées de violence, de sexe, de mort et d'argent ;
  • le fait qu'aucune décision judiciaire ne semble avoir jamais été prononcée à ce sujet ;
  • le fait qu'aucun rapport d'enquête policière ou journalistique à ce sujet n'ait été lu, ce qui laisse à penser qu'aucune enquête n'ai conclu à leur existence ;
  • le fait que la transmission d'informations à ce sujet se déroule en majorité sur les médias les plus propices à la diffusion de rumeurs : transmission orale, forums sur le net, mails, etc.
  • le fait qu'une diffusion nécessairement réservée à un public restreint a peu de chances d'intéresser les organisations criminelles qui visent surtout le profit;

En 2001, la journaliste française Sarah Finger a publié un ouvrage relatant son enquête de deux années sur le phénomène des snuff movies, notamment auprès d'InterPol et du FBI. [La mort en direct, Snuff movies, Le Cherche Midi éditeur, Paris]. Sarah Finger explique pourquoi elle met en doute à ce jour l'existence de ces films et semble les ranger dans le domaine des légendes urbaines et des rumeurs circulant sur Internet. Le sociologue Jean-Bruno Renard [Légendes urbaines et De source sûre, Payot, Paris] estime également que les snuff movies sont sans doute une légende.

  Puis il y a enfin quelques points qui peuvent laisser penser que le snuff existe réellement :

  • Des sites web proposant de telles vidéos sont forcément difficiles à trouver car leurs créateurs les masquent au maximum pour ne pas être retrouvés à cause de l'illégalité de la démarche, à l'image des sites de pornographie infantine. L'illégalité de ces vidéos fait que leurs créateurs prennent forcément beaucoup de précautions.
  • On retrouve beaucoup de ces vidéos sur des réseaux semi-anonymes, comme le peer to peer ainsi que sur des réseaux qui le sont totalement, comme Freenet où il y a carrément des sites spécialisés.
  • Certains affirment qu'il n'y a pas de fumée sans feu, que le snuff movie n'a pas pu atterrir dans la légende sans avoir existé. Néanmoins cet argument ne revêt que très peu de valeur au vu des nombreuses autres légendes urbaines existantes.
  • Tout ce que l'âme humaine est capable d'imaginer de pire est généralement produit au moins par quelques pervers

  Puis il y a aussi l'affaire Kuznetsov, en fait, d'après un journal anglais : "The Observer", la police russe aurait arrêté un homme de 30 ans (Kuznetsov) un réalisateur de vidéos de type Snuff dans lesquelles on voyait les viols, tortures et meurtres réels de plusieurs enfants. La police (selon l'article) a aussi découvert que ce type écoulait ses vidéos vers l'Italie ou la Grande Bretagne vers des clients pervers et sadiques... Mais la justice russe n'a retenu contre ce type QUE la diffusion d'image à caractère pornographique et pédophile, apparement, ils ont réussi à prouver qu'ils manigançait des faux meurtres.

 

* Le snuff au cinéma :

Dans les années 70, un certain courant cinématographique était à la recherche d'un réalisme le plus cru possible dans la violence et la mort. Entre autres, plusieurs réalisateurs italiens ont mis en scène des récits de cannibalisme dans quelques films relativement célèbres : Cannibal Holocaust, Mondo Cane, Le Dernier monde Cannibal etc.

Ces films ont fait scandale, des rumeurs accusant certains réalisateurs d'avoir été trop loin en filmant des mises à mort réelles d'animaux ou d'être humains ou même en les provoquant. Ces derniers s'en sont défendus, évoquant la seule qualité de leurs effets spéciaux.

En 1976, Carter Stevens décida de rajouter une scène choc au film méconnu de Michael Findlay, The Slaughter que Carter Stevens renommera Snuff. Cette scène avait pour but de faire croire au spectateur que le pseudo-scénariste du film Snuff violait une des actrices du film The Slaughter avant de la tuer de manière très barbare. Cette scène créa une polémique gigantesque ce qui provoqua des enquêtes policières. La légende du snuff movie était née.

Flowers of Flesh and Blood - Guinea Pig 2 vogue également sur ce courant. La rumeur veut que son réalisateur Hideshi Hino reçoive un paquet envoyé par l’un de ses fans. Celui-ci aurait contenu un film en 8mm, cinquante-quatre photographies et une lettre de dix-neuf pages qui parlait d’un crime atroce. Après avoir visionné le film, Hino décida d’aller voir la police, leur fournissant les preuves qu’il avait reçu. Le "film" en lui-même, montrait un homme portant un casque de Samourai qui y droguait une femme, puis la démembrait tout en expliquant à la caméra que ce qu’il faisait là était beau. Toujours d'après la rumeur Hideshi Hino décida donc de réaliser Guinea Pig 2 pour exorciser cette vision, pour d'autres Hino était devenu tellement malade qu'il a réalisé ce film, limite pour signifier une sorte de respect morbide assez malsain... Expérience réussie, puisque l'acteur américain Charlie Sheen tomba sur le film et y crut tellement qu’il envoya un copie au FBI qui ne manqua pas de mener une enquête… sans résultat évidemment, mais c'est assez drôle de voir jusqu'ou un film peut pousser certaines personnes^^

Face à la mort (en anglais Faces of Death) est encore un autre genre : c'est un film qui se veut documentaire sur les différentes formes que peut revêtir la mort. Il mélange des morts réelles (d'animaux et d'humains) avec des mise en scène évidentes.

Moins connu, August Underground Mordum est un film se voulant snuff, alors l'idée c'est trois amis complètement barré qui trouvent des gens, les torturent, violent et tuent ... Bref rien d'original dans le scénario quasi-inexistant, mais comme toujours dans ce genre de films, c'est la nature des sévices et le réalisme de ces scènes violentes qui fait mal... Je ne détaillerai pas, mais pour ceux qui ont vu le film, la scène de la semi-fellation fait froid dans le dos...

Quelques autres films ont des éléments snuff, voici quelques exemples :
- C'est arrivé près de chez vous : film qui se veut une sorte de snuff réality show ... dérangeant au possible.
- Strange Days : lorsque la nana doit voir le meurtre d'une amie à elle par un maniaque qui s'est filmé pour trouver des indices.
- 8 mn : Une fan demande à un détective d'enquêter sur un éventuel Snuff que son mari cachait et la véracité de celui-ci. (film génial d'ailleurs)
- Hostel : Bah toute la partie torture du film dans laquelle certains types se filment en train de torturer des touristes.
- Lady Vengeance : Un prof de maternelle kidnappe des gosses et film leurs meurtres (film inscrit dans la trilogie géniale de Park Chan Wok avec Old Boy et Sympathy for mister Vengeance)
- The Brave : un jeune homme est engagé pour jouer dans un Snuff
- Tesis : un étudiant découvre dans les sous-sol de sa fac une bibliothède dédiée au Snuff.
- Videodrome : un producteur découvre un canal pirate dédié au snuff et appelé Videodrome.

  Il y a aussi des bouquins dédiés au snuff comme par exemple l'excellent "Le lit de béton" de Laurent Fetis qui raconte l'épopée d'un réalisateur de Snuff movies ... Un livre que je conseille à tous et qui dans son traitement rappelle un peu monsieur Bateman de American Psycho qui lui aussi aime se filmer en train de copuler et tuer.

  Pour finir on peut même parler de cette tendance dans le jeu vidéo avec Manhunt qui propose de contrôler un tueur fou, filmé dans des stages et qui doit tuer dans une chasse à l'homme télévisée tous ces concurrents... Un jeu de malade mais fun^^

Conclusion :
  Le snuff est une énigme, suscittant bien des questions et n'apportant que peu de réponses. Tout ce qu'on peut dire c'est que c'est un sujet fascinant qui fait vendre et qui permet à certains esprits créatifs de s'imaginer des choses et de pouvoir faire peur avec une légende deroutante ... Disons aussi que c'est un bon moyen pour une maman d'empêcher ses enfants de sortir trop tard, sinon un type les enlèvera pour les torturer, violer et tuer devant une caméra... Je pense que les enfants choisiront de rester chez eux XD !!
  Plus sérieusement, je pense que le snuff est avant tout une légende, ça fait peur, mais c'est avant tout un formidable moyen de promotion (notamment pour Hino) et un moyen parmi tant d'autres pour le cinéma de montrer quelque chose de soi-disant réaliste et donc de beaucoup plus prenant et flippant.

Musiques écoutées durant la rédaction de cet article :

Iron Maiden >>>
22 Acacia Avenue
Dark Tranquility >>> Lost to Apathy
The Doors >>> The End